Luc Mercier, passionné de navigation et de photographie

  • 23/avril/2025

Luc Mercier a participé aux éditions de Medfoto de 2022 et 2024. Retraité résidant à Clichy (Paris), Luc est passionné de voile et connaît la mer d’une perspective unique: celle de celui qui regarde la côte depuis la mer. En tant que navigateur, il a parcouru la côte méditerranéenne orientale et occidentale, expérimentant à la fois le calme et la tempête méditerranéenne.

Pourriez-vous nous indiquer un endroit de la Méditerranée qui représente son essence ?

La Grèce, et ses iles. C’est le berceau de notre civilisation. Naviguer en Grèce c’est découvrir des paysages encore préservés, découvrir des temples, des restes de cités antiques , des églises dans chaque petite île, mais aussi se confronter à la réalisé du monde, comme le transbordement de cargaisons de pétroliers russes vers des chinois contournant l’embargo, à quelques miles des côtes de Cythère.

C’est aussi découvrir l’île de Mikonos submergée par le tourisme de masse et d’immenses bateaux de croisière à l’ancre dans un port devenu trop petit.

Medfoto est-il nécessaire ? Pourquoi ?

Pour immortaliser cette mer , son histoire, ses hommes, cet éco-système et paysages, si fragiles, qui disparaîtront si nous ne faisons rien.

Quel est le niveau de santé de la relation entre les personnes et la Méditerranée ? Il y a des zones où il y a une volonté de préservation du milieu marin, je pense à la Costa Brava et d’autres comme la Grèce qui subit à une vitesse vertigineuse le développement exponentiel du tourisme de masse.

Pourriez-vous nous expliquer l’histoire derrière votre photographie Pêcheuse de Monemvasia, finaliste de la catégorie Métiers de la Mer du MedFoto 2024?

Monemvasia est le second port dans lequel je me suis arrêté en Grèce en venant de la Costa Brava, dans le sud du péloponèse, en avril 2023. Nous venions de nous amarrer à couple d’un bateau abandonné par des migrants, puis je suis allée à terre et j’ai rencontré cette dame qui revenait de la pêche. Elle avait un sourire incroyable, et une femme pêcheur professionnel ce n’est pas si commun, surtout en Grèce.

L’année suivante la photo a été sélectionnée pour la finale, et je suis repassé à Monemvassia en juillet. Son bateau était toujours amarré à la même place et j’ai eu le plaisir de lui apporter un tirage de la photo . Elle était très fière d’être sur l’Instagram de MedFoto.

Que pouvons-nous faire pour contribuer à une meilleure préservation de la Méditerranée ?

Continuer à developper Medfto, qui est plus qu’un concours , c’est un projet politique qui montre le meilleur mais aussi le pire de ce que fait l’homme en Méditerranée, pour faire prendre conscience qu’il est temps d’agir sur tout le bassin.

Un souhait pour l’avenir de la Méditerranée ?

Que cette mer soit préservée car c’est le berceau de notre civilisation occidentale .